Kleeder maache Leit, Leit maache Kleeder - och deng!
 
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Pourquoi cette campagne ?

La production et la consommation de vêtements a connu une croissance sans précédent. Depuis les années 50, la nécessité de se réapprovisionner en textile et le besoin de produire moins cher a poussé les entreprises du secteur à délocaliser leur production vers des pays à main d’œuvre bon marché. Mais la production en masse de fibres, leur transformation en tissus, la mondialisation de la production textile ainsi que le dédale du commerce international a engendré une série de problèmes qu’on n’aurait su anticiper et qui touchent à l’environnement, à la santé et aux droits humains.

Un secteur textile qui ne tient plus qu’à un fil…

Malgré une forte prise de conscience après l’effondrement du Rana Plaza au Bangladesh en 2013, le secteur textile est encore massivement un lieu de violations des droits humains. Parmi les violations les plus courantes, on peut citer : le travail des enfants, le travail forcé ou l'esclavage moderne, le non-respect des droits syndicaux, le non-respect des conditions de travail et de sécurité des travailleurs ou le non-paiement d’un salaire décent et vital.

Au-delà du coût social, l’industrie de la mode engendre d'importants dégâts environnementaux : responsable de 20 % de la pollution de l'eau dans le monde, grande consommatrice d’eau et de pesticides, notamment dans la culture du coton, ou encore l’utilisation de pétrole pour la fabrication du polyester ou pour autres produits synthétiques.

Les producteurs et travailleur-euse-s de la filière - majoritairement des femmes - sont aujourd’hui souvent exploités sans vergogne dans ces pays à bas salaire et leur santé en est menacée, notamment du fait de l’utilisation massive de substances chimiques à toutes les étapes de production. Sans compter la pollution de taille que cela engendre à travers le monde - des eaux usées et des cours d’eau - surtout ‘Made in China’, le gâchis sans précédent de nos inestimables ressources - l’eau - et la dégradation de la durabilité de nos vêtements, pour le simple et unique but court-termiste de faire toujours plus de profits.

Parlons textile, parlons … équitable

Le commerce équitable, c’est avant tout une réponse citoyenne aux injustices sociales de notre modèle de commerce international largement dysfonctionnel, où les travailleurs et producteurs sont sous payés et où l’environnement n’est pas du tout pris en compte pour fabriquer les produits que nous achetons tous les jours. De fait, le choix engagé pour, par exemple, un coton équitable est de prime un choix de qualité: garanti sans pesticides, ses fibres naturelles ne sont pas endommagées par des produits chimiques et il en résulte un coton plus doux et résistant. Avec tout ça, les sols et les cours d’eaux sont épargnés et les producteurs de coton et les travailleur-euse-s de la filière aussi.

Ces derniers voient leur niveau de vie s’améliorer grâce à des revenus décents et des droits humains respectés. A ce prix là, tout le monde y gagne… !

Avec le soutien financier de la Direction de la coopération au développement, Fairtrade et Caritas entament une campagne de sensibilisation qui vise à informer surtout le grand public sur l’impact social et environnemental de la consommation de vêtements.

Pouvoir d’achat, pouvoir d’agir

Les dernières tendances, qui se démodent en quelques mois, incitent les consommateurs à se débarrasser de leurs vêtements encore en bon état pour en acheter d’autres, créant des tonnes des déchets et pesant ainsi sur les ressources limitées de notre planète. L’Union Européenne constitue le premier marché et le plus gros importateur d’habillement devant les États-Unis. Ceci met en évidence le rôle du citoyen qui peut réduire sa consommation, prolonger la durée de vie de ses vêtements et réaliser des achats plus résponsables.